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Un jour comme les autres. Tu reprends les cours en ce mois de novembre. Tu te lèves comme à ton habitude, tu exécutes ton train-train quotidien de la même façon qu'avant ces courtes vacances. Tu t'habilles, tu descends dire bonjour à ta mère, tu t'installes à table, tu manges, puis tu ranges, puis tu pars... Une vie de cauchemar...
Tu arrives dans le bus, tu salues des personnes que tu connais à peine, tu fais bonne figure, tu te fond dans la masse... Peu à peu, tout cela t'agace alors tu sors tes écouteurs et tu te noies dans la musique.
Le bus arrive, il te dépose tout près du lycée, tu descends, tu avances et tu y vas... Une fois de plus la journée est longue, inintéressante, insipide... Le soir venu, tu rentres chez toi, cette journée comme toutes les autres, tu ne t'en rappelleras pas.......comme toutes les autres, ta journée a été hantée par les moqueries des autres... Tu ne sais pas pourquoi ils font ça: Jalousie? Haine? Idiotie? Tu n'en sais rien et à vrai dire tu t'en moques totalement.
Tu arrives enfin chez toi, comme à ton habitude, tu te tais, tu ne fais pas le moindre bruit, la maison peut sembler vide en apparence mais toi tu sais que quelqu'un y dort le jour... Tu te fais tout petit, tu montes l'escalier. Tu vas poser tes affaires et tu te poses tranquillement devant le pc. Il s'allume, tu entends son ronronnement familier à tes oreilles. Il est ton fidèle ami, mais comme beaucoup d'autres avec l'âge, il finira par te trahir, peu à peu. Mais pour le moment, il te suit, toujours fidèle. Tu lances tes programmes habituels, tu lances de la musique et tu parles avec certaines personnes sur le net.
Elle vient te parler, tu ne la connais pas mais elle te parle, habituellement tu n'apprécies pas particulièrement ce genre de chose mais elle, tu l'écoutes, elle te parle et tu la suis dans ce qu'elle dit, tu lui réponds lorsqu'elle te pose une question, tu renchéris lorsqu'elle lance une affirmation. Elle te captive.
Vous continuez à parler de choses et d'autres, vos goûts, vos envies, vos passions
... Vous vous trouvez des points communs, rapidement vous vous liez mais vint le moment où vous devez vous quitter. A contre-c½ur tu lâches le pc et tu vas te coucher. u t'allonges dans ton lit, seul au milieu de la nuit et tu te mets à penser... Au loin tu entends les cloches, il est minuit mais tu retombes dans ta léthargie, le sommeil t'a abandonné cette nuit... Ou peut-être est-ce elle qui l'a remplacé... Une fois de plus tu reprends conscience du temps... Il est cinq heure, tu n'as toujours,pas dormis, il ne te reste plus qu'une heure et demi avant de devoir sortir du lit... Tu te laisse envahir par le sommeil qui ne vient que lentement, peu à peu tes yeux se ferment et tu dors? Même maintenant, perdus dans tes songes tu continues d'y penser... Malheureusement ce doux rêve est interrompu, ton réveil sonne...
Une fois de plus tu tu reprends ton train-train quotidien mais cette maintenant tu as tu as quelque chose à quoi penser. Comme d'habitude, tu fais ce que tu as à faire mais cette fois, tu le fais en espérant.....en espérant de vite tout finir et de vite la revoir. La journée passe lentement, longue de ton impatience... Vint l'heure de fin des cours, vite, tu rentre chez toi avec toujours cette même impatience.
Une fois de plus, vous parlez durant des heures partagés vos idées, vous vous racontez vos journées...Elle est toi. Tu n'as jamais vus rencontré quelqu'un qui te sois si semblable, tu es bouleversé, tu ne t'en remettras pas... Vous parlez ainsi des jours durant, chaque jour apportant son lot de nouvelles discutions, chaque fois vous rapproche un peu plus, tu es accroc!
Cela fait une semaine que tu la connais mais tu as l'impression que cela fait des années. Peu à peu tu as l'impression de l'aimer, peu à peu tu sens que tu ne pourrais plus la quitter... Elle te raconte sa vie, elle habite loin... Tu n'y peux rien et quelque chose au fond de toi te dis que cela n'a aucun sens car au fond, tu es un adolescent, un adolescent est un éternel insatisfait, et peut être bien que ce que tu ressens n'est qu'un rêve... Mais le but de la vie n'est-il pas de rêver? Dans ce cas elle est la vie, tu ne peux la quitter. Tu ne peux la quitter et chaque jour que tu as le plaisir de pouvoir lui parler tu t'efforces de te rapprocher un peu d'elle. Chaque jour, tu meurs d'impatience, chaque jours tu ne demande qu'une chose: la voir, chaque jours tu crains que tout ceci ne soit qu'un rêve, tu crains de te réveiller, que tout ceci disparaisse, tu crains de retourner à ta vie qui était si insipide avant qu'elle n'intervienne, chaque jour tu crains que ta vie ne redevienne cet horrible cauchemar qu'elle a toujours été auparavant. Tu te maudirais de cet stupide idiotie, de cet optimisme maladif...
Vous vous parlez encore, encore et encore, inlassablement vous vous parlez. Un jour, elle t'annonce qu'elle aurait la possibilité de te rejoindre durant quelque semaines. Tu t'emballe, tu pleurs, tu ris, tu meurs, tu vis. Ton imagination se met en branle, tu la vois avec toi se promenant en ville, tu la vois avec toi allongé dans l'herbe à parler sans arrière pensée, tu la vois avec toi, elle serré dans tes bras, tu sens son odeur, tu sens la chaleur de sa peau. Durant les moi qui séparent de sa venu tu ne cessera d'attendre avec impatience. Néanmoins, vous continuez à vous parlez, à vous rapprochez.
Cela fait trois mois que tu attend qu'elle arrive, qu'elle réalise sa promesse.

# Posté le mercredi 12 novembre 2008 08:17

Modifié le mercredi 10 décembre 2008 15:32

Juste une aventure...du moins je l'espère.

Une larme coule le long de mon visage, elle glisse sur ma joue, et tombe sur cette photo tout comme je suis tombé amoureux de cette fille. D'autres larmes suivirent la première perlant peu à peu sur la photo, noyant son modèle comme je l'aurais noyé d'amour. Je relus ses lettres une à une, mes larmes continuant leur immuable chute, s'écrasant sur ses lettres, diluant l'encre, effaçant l' «amour » à chaque apparition. Mes mains caressant le papier comme elles caressaient sa peau lorsqu'elles le pouvaient encore. Mes yeux se perdant dans ce ballet de mot tout comme il se noyait dans son regard...lorsqu'ils le pouvaient encore. Je me perdis dans mon passé comme bien des fois, songeant à Elle, à ses tendresses.
Submergé par mon chagrin, par mes larmes, je levai les yeux, mon regard se perdit dans les étoiles, dans le ciel, ce néant infini comme le vide laissé en moi. Au fin fond de la nuit je crus entendre sa voix m'appeler, je m'approchai de la fenêtre, penché par-dessus le balcon je criai son nom, elle m'appela à nouveau, je tendis le bras dans la nuit, mon corps bascula, la chute fut lente, le vent soufflait à mes oreilles et je crus entendre son rire lorsque elle me poussait à la rattraper. Son rire accompagna ma chute qui fut comme une libération, un envol... Mon corps toucha le sol, j'entendis mes os craqués, je sentis la vie me quitter puis plus rien...



# Posté le vendredi 19 juin 2009 11:08

Modifié le mercredi 02 septembre 2009 07:07

Juste une aventure...du moins je l'espère..

Je la sers dans mes bras quelques instants, m'enivrant de sa chaleur, je m'en imprègne... Elle s'en va. Je referme la porte derrière elle et la regarde s'éloigner par la fenêtre... Elle disparaît au bout de la rue, plus aucune trace d'elle, déjà mon c½ur se fait plus pesant... Elle est partout, sa présence se fait ressentir en chaque coin de la maison. Je me couche dans ces draps, m'enivrant de son odeur, ne la laissant partir, la gardant près de moi de la dernière manière qu'il me reste. Son c½ur appartient à un autre mais le mien ne connaît qu'elle. Je la laisse dans l'ignorance pour protéger les dernières affection qu'elle a pour moi. Je m'enferme dans la solitude, je me mure dans le silence, ne laissant échappé qu'un râle, un gémissement, une complainte lorsque aucune âme ne peut l'entendre.
Je la revois couché quelques instant auparavant à l'endroit même où je m'abandonne à elle et à son souvenir. Je la revois me regarder et me parler n'imaginant pas la douleur que son regard et ses mots m'infligent. Je la revois franchir la porte et s'en aller ne sachant pas que mes pensées l'accompagnent.


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# Posté le mardi 04 août 2009 12:07

Modifié le mercredi 02 septembre 2009 07:08

Juste une aventure...du moins je l'espère...

Couchée dans mes draps, elle regarde le film et moi, je la regarde l'air de rien, je la contemple, observant chacune de ses réactions. Me délectant de sa stupeur, m'enivrant de ses sourires... Le film continue, et tout du long nous parlons. Je bois ses paroles et me noies dans sa voix, je me perds dans ses yeux et me love dans son regard. Le film continue et je ne cesse de la fixer l'air de rien.
Le film s'arrête et nous continuons à parler, à plaisanter. On parle de tout et de rien, de ceci et de cela. Elle reçoit un message, son copain, elle me le montre, plaisantant sur son orthographe : « coucou ma chérie », « plein de bisous ma chérie », « je t'aime ma chérie »... L'air de rien je plaisante, je commente et on rit ensemble. Mais l'air de rien ça fait mal, l'air de rien j'en souffre, l'air de rien ça me blesse. Mais c'est comme ça. L'air de rien je dois toujours faire l'air de rien, comme si ce n'était rien et me taire et souffrir... sans doute n'est-ce réellement rien, rien d'autre que la lubie d'un fou... Un fou d'amour et amoureux d'elle...

# Posté le jeudi 06 août 2009 08:04

Modifié le mercredi 02 septembre 2009 07:08